Posted on 20 avril, 2009 | No Comments
Dites aux lecteurs de Tala-Tala qui est Gaston MALONGA alias «Gégé»
Je suis né dans le département du Pool, plus précisément à Kinkala en 1945. Couturier de profession, j’ai débuté en 1962 à Brazzaville ensuite je suis allé en France en 1972 chez DAROUX et A. Christiani où, j’ai obtenu deux diplômes. Mon troisième m’a été décerné par l’Association de la Couture des Italiens en France.
Que pensez–vous du métier de couturier ?
C’est un métier noble qui me permet de bien gagner ma vie. L’essentiel est d’y mettre du sérieux.
Que peut attendre un jeune congolais d’un couturier ?
Le couturier met à jour les jeunes congolais qui veulent être à la mode, la preuve en est qu’ils ont créé la «la sape».
Etes–vous couturier par passion ou par vocation ?
Je suis couturier parce que ce fut la volonté de ma mère. Après avoir échoué en classe de 5ème ma mère décida à ce que je fasse un choix entre la mécanique et la couture. Si j’ai choisi la couture c’est parce que je suis un passionné d’habillement.
Avez–vous déjà participé à un défilé de mode quelconque ?
Oui plusieurs ! Tels que le Salon international du Textile Africain (SITA) en Côte d’Ivoire, la Foire des Artisans organisé en Italie à Florence, et tous les défilés de mode par le truchement de Brazza Mode à Brazzaville.
Pouvons-nous connaître les prix que vous avez remportés jusqu’ici ?
J’ai remporté quatre ciseaux ; dont trois ciseaux d’or, reçus en 1991, 1992, et 1993, lors des défilés de mode avec mérite, organisés par la Coopération Française et un ciseau en argent plus un diplôme à moi décernés par la mairie de Brazzaville.
Quel héritage pensez–vous léguer à la culture congolaise ?
Tout ce que je peux léguer à la culture congolaise c’est la prime dans la création. J’ai formé plus de quarante couturiers qui, aujourd’hui, exercent librement, tels que : Marcel Hervé, Meryl couture, maître SIM pour ne citer que ceux là.
Votre dernier mot.
J’incite les jeunes à apprendre un métier afin de ne pas seulement attendre un poste à la fonction publique. Je dirai pour finir que l’artisanat c’est le début de l’industrie pour notre développement.