Posted on 09 juillet, 2010 | No Comments
L’écologiste américain, Regis Maubrey, a indiqué le 7 juillet que les agriculteurs africains étaient contraints à s’adapter aux exigences environnementales en vue de pérenniser la production agricole. Il s’est exprimé lors d’une vidéo conférence sur la sécurité alimentaire organisée au niveau des ambassades des USA de Paris et Brazzaville.
Les Gouvernements africains sont condamnés à mettre un accent sur la recherche, la formation et la sensibilisation des populations, des agriculteurs et des consommateurs sur les nouveaux comportements à adopter pour la durabilité de l’agriculture.
Spécialiste des questions environnementales et directeur de Greenway International (1996), Regis Maubrey, a fait savoir que le développement durable était plus présent en Afrique qu’en Europe.
«En France et aux Etats-Unis d’Amérique, les gens vivent loin de leur environnement. Ils ont des infrastructures de base, de production et ne se rendent pas compte de l’impact de l’environnement global. En Afrique et en Asie, les populations vivent dans leur environnement ; elles sont plus proches du développement durable et le font sans le savoir», a-t-il expliqué.
De son côté, Neil Sorensen, coordonnateur des communications à la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA) basée à Paris, a rappelé que les pays africains devraient consacrer 10% de leur budget à l’agriculture conformément à la déclaration de Maputo.
Il a ajouté que la mécanisation de l’agriculture ne suffisait pas pour parvenir à une agriculture durable. Les pays africains sont appelés à mettre en place des stratégies agricoles conséquentes tenant compte de la notion de durabilité. La sécurité alimentaire est liée à la durabilité agricole, a dit Neil Sorensen qui a proposé la pratique d’une agriculture responsable, la conservation et la protection de l’environnement, l’investissement dans les marchés locaux, la mise en place d’un système de crédit et de gestion des risques, la construction des routes et d’autres infrastructures pour favoriser la production et l’évacuation des produits vers les lieux de consommation.
Il a estimé que la crise alimentaire de 2007-2008 était due à la négligence du secteur agricole par certains Gouvernements. «L’agriculture est un secteur vital qui ne doit être négligée», a appuyé Neil Sorensen.
Du côté de Brazzaville, les responsables des administrations publiques, des ONG et des médias ont participé à cette vidéo conférence qui a permis aux deux parties d’avoir un échange fructueux de connaissances.