Posted on 09 juillet, 2010 | No Comments
Jean Omer Ntady, directeur du patrimoine et du développement culturel, a exprimé, au cours d’un point de presse qu’il a animé le week-end dernier à Brazzaville, l’intérêt de son pays à ratifier la convention relative à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Ce point de presse était l’occasion de restituer les travaux de la troisième session de l’assemblée générale des Etats parties à la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, tenus du 22 au 24 juin dernier à Paris en France.
« Au regard du niveau d’engagement des Etats quant à la ratification de ladite convention, la contribution du Parlement congolais est encouragé en vue de diligenter sa ratification », a indiqué Jean Omer Ntady. Le directeur du patrimoine et du développement culturel a ensuite fait savoir : « Ceci, afin de permettre au Congo de bénéficier au même titre que d’autres Etats parties, des faveurs de cette ratification. »
Alors que la question est à l’ordre du jour des sessions ordinaires dans les deux chambres du Parlement, l’Afrique centrale a perdu entre temps, ses deux sièges au comité intergouvernemental. Cela est dû au fait que les pays attendus pour occuper ces sièges, dont le Congo, n’ont pas encore ratifié ladite convention. « Le Gabon et la République centrafricaine dont le mandat était arrivé à terme, ne pouvaient plus continuer de représenter l’Afrique centrale », a souligné Jean Omer Ntady.
Genèse de la convention
Cette convention est l’émanation de la 32e session de la conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) réunie à Paris du 29 septembre au 10 octobre 2003. Elle vise quatre objectifs essentiels : la sauvegarde du patrimoine culture immatériel ; le respect du patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et des individus concernés ; la sensibilisation aux niveaux local, national et international à l’importance du patrimoine culturel immatériel et son appréciation mutuelle ; enfin, la coopération et l’assistance internationales.
Les manifestations du patrimoine culturel immatériel sont visibles à travers les domaines tels que : les traditions et expressions orales y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature de l’univers, ainsi que le savoir-faire lié à l’artisanat traditionnel.
La ratification de cette convention est d’un intérêt majeur pour apporter une réponse au combat d’affirmation du patrimoine culturel immatériel du Congo. A noter que lors de la dernière session en juin 2010, la délégation congolaise conduite par le ministre de la Culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, a participé aux travaux en qualité d’observateur.
Faisant partie de cette délégation, Jean Omer Ntady a déclaré : « Ceci a permis d’évaluer le degré d’engagement du Congo dans la mise en œuvre de cette convention. Cependant, en raison de l’engouement très prononcé exprimé pour la ratification de la dite convention par le plus grand nombre des Etats membres de l’UNESCO, il est impérieux pour le Congo de finaliser le processus de ratification de la dite convention », a-t-il martelé.
Après l’adoption par le gouvernement de la République du projet de loi portant ratification de ladite convention, « nos espoirs sont donc rivés vers le Parlement que nous encourageons fermement à faire aboutir le processus » espère Jean Omer Ntady. En attendant, la sous-région d’Afrique centrale doit attendre encore quatre ans pour pouvoir se repositionner en vue d’occuper à nouveau ses deux sièges perdus au comité intergouvernemental.
Source : Les dépêches de Brazzaville
Jean Dany Ebouélé